Informations Générales

INTRODUCTION ESPACE PRO

Accès Professionnels de Santé - Ville

En cours de construction

Espace recrutement

  

APPEL A CANDIDATURES - Professionnels Libéraux


Descriptif du poste :

Le Centre Hospitalier Ouest Réunion (situé à Saint Paul - Cambaie), en collaboration avec Tip@santé (inter-URPS), met à la disposition des professionnels de santé libéraux (médecins et infirmiers) :

Un local de 65 m2 sur le site de l’hôpital à Saint Paul, composé d’un secrétariat, de 2 box de soins, d’une salle de consultations et tout l’équipement du local : matériel médical (scialytique, 1 échographe, 1 ECG, brancards, fauteuil de consultations), matériel de bureau et informatique (bureau, fauteuil, ordinateurs, téléphone).

Mode d’exèrcice professionnel :
Offrir à la population de l’Ouest des soins de consultations en médecine générale non programmées et ne relevant pas des urgences / Mode d’exercice libéral / Intégration dans un parcours coordonné / Accès au plateau technique de l’hôpital / Ouverture de la structure en journée de 8h à 19h du lundi au vendredi

Modalités de candidature : 
Date limite : le 30 juin 2019 / Envoi des candidatures à Tip@santé par mail. Pour les médecins à : urpsoi@orange.fr. Pour les IDE à : contact@urpsinfirmiers-oi.fr

Critères de choix :
• Pour les médecins : Lieu d’exercice sur l’Ouest (La Possession à Saint Leu) / Médecin généraliste libéral installé et conventionné / Intérêt pour l’exercice coordonné / Intérêt pour le travail en inter-professionnalité / Intérêt pour l’éducation populationnelle / Appétence pour l’informatique / Intérêt pour la formation des internes / Disponibilité

• Pour les infirmiers : Lieu d’exercice sur l’Ouest (La possession à Saint Leu) / Infirmier libéral / Intérêt pour l’exercice coordonné / Intérêt pour le travail en inter-professionnalité / Intérêt pour l’éducation populationnelle / Appétence pour l’informatique / Disponibilité

Formation et/ou qualification requises :
/
Salaire brut : /
Date limite de dépôt de candidature : 30/Sep/2020
Adresse email de contact : urpsoi@orange.fr


  

  

STAGE - Communication


Descriptif du poste :

Le Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR) de Saint-Paul propose un stage en communication d’une durée de 6 mois, à partir du mois du 30 aout 2021 au Secrétariat Général.
 

Missions :

  • Protocole
  • Communication : réalisation de support de communication, édition de texte, alimentation site Web, relations publiques, communication interne et externe.
  • Missions en lien avec le Secrétariat de Direction,
  • Etc.
     

Profil recherché:

  • Bonnes capacités rédactionnelles et d’organisation  
  • Compétences en bureautique (Pack Office…)
  • Compétences graphiques (maîtrise de logiciels Pack Adobe)
  • Connaissance du contexte réunionnais
  •  Bac + 2 minimum (Généraliste/ communication/ événementiel).

 

Lieu du stage :
EPSMR,42 chemin Grand Pourpier - 97 460 SAINT PAUL

Durée par semaine : 35h

Pour obtenir plus d’informations et déposer une candidature, merci d’adresser vos CV et lettres de motivation à l’attention de Mme PONGERARD-SINGAINY à l’adresse suivante : chgm.communication@chor.re

P.S: Vous devez obligatoirement être rattaché(e) à un établissement (scolaire, formateur, enseignement supérieur…)qui soit en capacité de vous délivrer une convention de stage.

Formation et/ou qualification requises :
Bac + 2 minimum
Salaire brut : None
Date limite de dépôt de candidature :
Adresse email de contact : chgm.communication@chor.re


Indépendamment des offres d'emploi publiées sur notre site, vous pouvez nous adresser votre candidature spontanée en envoyant une lettre de motivation et un CV à l'une des adresses suivantes, selon votre profil : 

- Pour un emploi médical (médecins uniquement) :  dam@gcs-gso.org

- Pour un emploi non médical (IDE, AS, ASHQ, Agents paramédicaux etc...) : directionsoins@ch-gmartin.fr / drh@ch-gmartin.fr

- Pour un emploi administratif : drh@ch-gmartin.fr

 

 

Espace Internes

En convention avec le CHU de la réunion, le CHGM reçoit et encadre des internes et des étudiants en médecine dans ses services.

La liste des stages agréés est régulièrement mise à jour.

Pour plus d’information, télécharger le guide de l’interne OI à l'adresse suivante :  http://www.chr-reunion.fr/IMG/pdf/livret_d_accueil_interne_oi.pdf

Nous accueillons régulièrement des  internes Hors subdivisons  après validation de leur dossier par la commission de leur subdivision puis de celle de l’Océan indien

Pour toutes informations complémentaires ou demande de stage, merci de contacter le coordinateur pédagogique, le Dr Pierre ROUFFET à l'adresse suivante : rouffet.p@ch-gmartin.fr

 

Espace Stagiaires

Si vous souhaitez réaliser un stage au sein des équipes du Centre Hospitalier Ouest Réunion, vous pouvez adresser vos candidatures par courriel :

- Pour un stage non médical (IDE, AS, ASHQ, Agents paramédicaux etc...) : directionsoins@chor.re / drh@chor.re

- Pour un stage administratif : drh@chor.re

Marchés publics

CENTRES EXPERTS

Le Centre Expert Hépatites Virales Réunion-Mayotte a débuté son activité officielle en octobre 2015. Le Centre Hospitalier Universitaire de La Réunion (CHU), le Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR), le Groupe Hospitalier Est Réunion (GHER) et le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) ont conventionné pour la création de ce centre.

Il est aujourd'hui coordonnée dans l’ouest de l’Île de La Réunion par le CHOR. Cette nouvelle structure est une véritable référence dans la zone océan Indien et permet une meilleure prise en charge des patients par une coordination accrue entre tous les professionnels de santé.

Cette page présente les études qui ont été menées dans ce cadre au cours des dernières années,

PRISE EN CHARGE DES FEMMES ENCEINTES AGHBS+ À L’ÎLE DE LA RÉUNION : 
Le suivi de la mère doit être amélioré

Étude menée par :L.CUISSARD, Cl. FRANCOIS, H.AUDIN-MAMLOUK, G.BELON, C.ROUSSIN, A.MILON, ≈
Lieu : Service de Médecine Interne et Hépato-Gastro-Entérologie CHAUVET, Centre Hospitalier Gabriel Martin, Saint Paul, Ile de la Réunion.

Conflit d’intérêt : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction

Le portage chronique de l’AgHBs est souvent asymptomatique. De ce fait, près de la moitié des porteurs ignoreraient leur séropositivité (1). La grossesse est un moment privilégié pour le diagnostic puisque le dépistage de l’Ag HBs est obligatoire au 6ème mois depuis 1992. Le but est surtout de prévenir la transmission materno-fœtale, mais la prise en charge de l’hépatite chez la mère ne doit pas être oubliée. Il n’y a pas de données sur le suivi des femmes enceintes Ag HBs+ à la Réunion.
But et Méthodes : Notre étude rétrospective avait pour but d’analyser le suivi spécialisé en Hépato-gastro-entérologie proposé aux femmes enceintes AgHBs +, retrouvées à partir du registre de pharmacie des bébés sérovaccinés et du PMSI, ayant accouché dans les deux maternités de l’Ouest de la Réunion entre le 1/1/2007 et le 31/12/2009.
 
L’existence de consultation(s) spécialisée(s) en hépato-gastro-entérologie (CsHep), avant, pendant ou après la grossesse et d’un suivi régulier (défini arbitrairement ainsi :
Nombre de CsHep > 1 et/ou suivi régulier de la charge virale par le médecin traitant et/ou le spécialiste et/ou existence d’une relation associant médecin traitant / gastro-entérologue pour la prise en charge au long cours de l’hépatite) a été recherchée par étude du dossier de maternité, des courriers éventuels et interrogation des médecins traitants et des gastroentérologues du secteur. Le recueil des données a été clôturé au 31/12/2010.

Résultats :

Sur les 9726 femmes ayant accouché pendant la période de l’étude, 59 étaient AgHBs+. Sur ces 59 patientes, seulement 15 (25,4 %) ont eu une CsHep pendant la grossesse. Ce taux atteint 44 % (7 /16 patientes) lorsqu’il s’agit d’une primo-découverte de l’AgHBs. 18 femmes / 59 ont un suivi régulier de leur hépatite (30,5%). Celui ci est observé chez 75 % des femmes vues en CsHep pendant leur grossesse (11/15) contre 16 % pour celles qui ne l’ont pas été (7/44) (p < 0,001, test exact de Fisher). Nous n’avons retrouvé aucune trace de CsHep ni de suivi régulier entre le moment de la découverte de l’Ag HBs et la fin de notre étude chez 26/59 femmes (44%)

Conclusion :

Seulement ¼ des femmes AgHBs + de notre région sont vues en consultation hépatologique spécialisée pendant leur grossesse. Moins d’1/3 de ces femmes ont un suivi régulier de leur hépatite et près de 50% ne sont jamais vues par un spécialiste en Hépato-gastro-entérologie. Nous pensons que des résultats semblables pourraient exister ailleurs que dans notre région. Il paraît donc important de sensibiliser les acteurs de la périnatalité pour qu’ils pensent davantage à la prise en charge de l’hépatite chez la mère Ag HBs+.
www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_national_Hepatites.pdf

 

INTRODUCTION ET BUT DU TRAVAIL

Selon l’InVS, en 2004, 55 % des patients VHB ignoraient leur séropositivité [1]. Les plans nationaux successifs de lutte contre les hépatites visent à renforcer le dépistage, la prévention et à diminuer ce taux de méconnaissance [1].

La grossesse est un moment privilégié pour le dépistage de l’Ag HBs, obligatoire au sixième mois depuis 1992, permettant la sérovaccination précoce des nouveau-nés de mère séropositive.

Mais il est souhaitable que l’amélioration du diagnostic s’accompagne d’une prise en charge adéquate. Ayant été confrontés au cas de patientes non suivies malgré une hépatite diagnostiquée au cours d’une grossesse antérieure, parfois lointaine (L’attention des praticiens de la périnatalité étant peut être surtout orientée sur la protection du nouveau-né), nous avons voulu évaluer la prise en charge de l’hépatite maternelle.

Pour cela nous avons entrepris une analyse rétrospective des parturientes de 2007 à 2009 dans les deux maternités de l’ouest de la Réunion, bassin de population de 200 000 personnes.

 

Contexte géographique :

L’île de la Réunion, située dans l’Océan Indien, comporte trois territoires de santé « de niveau 1 », définis par le SROS III (schéma).

Notre travail a été effectué dans les deux maternités du territoire ouest (22 % de la population de l’île en 2007). Celle du Centre Hospitalier Gabriel Martin (CHGM) de Saint-Paul, publique, de niveau 2B (Mat1) et celle de la Clinique Jeanne d’Arc (CJA) au Port, privée, de niveau 2A et centre de référence de l’île pour les Procréations Médicalement Assistées (PMA) (Mat2).

Au sein du territoire Ouest, l’offre de soins en hépato-gastro-entérologie repose sur : Un service de médecine à orientation gastro entérologie au CHGM de Saint Paul et 3 gastro entérologues libéraux au Port et à Saint Paul, rattachés à la CJA au Port.

 

MÉTHODE

Les dossiers des femmes enceintes AgHBs + ont été retrouvés par les méthodes suivantes :

  • Méthode principale : Les dossiers des patientes ayant accouché, d’un enfant vivant ou mort-né, entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009, dans ces 2 maternités, porteuses de l’AgHBs, ont été retrouvés à partir du registre des bébés ayant reçu des Ig anti- HBs. Les accouchements d’enfants, viables ou non, avant 24 SA ont été exclus. Le dépistage de l’AgHBs étant obligatoire au sixième mois, le statut maternel peut en effet être méconnu avant ce terme. Cette méthode déjà utilisée ailleurs [21, 95] repose sur le rationnel suivant : L’enfant né de mère AgHBs doit systématiquement bénéficier d’immunoglobulines anti-HBs (IgHBs) à la naissance. S’agissant d’un produit dérivé du sang, sa délivrance implique une obligation légale de traçabilité stricte.

  • Méthodes complémentaires utilisées pour améliorer l’exhaustivité de la recherche : Contrôle du cahier des naissances à la recherche de cas non retrouvés par la pharmacie. Cela a consisté à consulter les cahiers de toutes les naissances des maternités sur les 3 années (aucun cas supplémentaire n’a été retrouvé par cette méthode). Requêtes dans la base de données du PMSI afin de retrouver les dossiers codés pour l’hépatite - Les données ont été comparées avec les données des certificats du huitième jour (CS8). Cette recherche ne nous a finalement pas apporté de cas supplémentaires.


Les données suivantes ont été extraites des dossiers médicaux :

  • Age à l’accouchement, gestité et parité,
  • Date de réalisation de l’AgHBs,
  • Date de la primo découverte de l’hépatite,
  • Charge virale, AgHBe, Activité des transaminases,
  • Terme et poids de naissance,
  • Protocole de séro-vaccination réalisé,
  • Courriers de sortie de la maternité, pour évaluer si l’hépatite, ou toutes autres informations associées, sont mentionnées
  • Médecin habituel.

Pour compléter les données descriptives, des informations supplémentaires ont été précisées avec les médecins traitants, les gastro-entérologues du secteur. Des résultats biologiques (AgHBs, virémie) ont parfois été récupérés dans les laboratoires d’analyses médicales des établissements, lorsque les données n’étaient pas présentes dans les dossiers. Le but étant de ne pas les considérer comme non réalisées, alors qu’il pouvait s’agir d’un problème de transmission et/ou de tenue du dossier.


Evaluation du suivi de l’hépatite de la mère 

La réalisation d’une (ou de plusieurs) consultation(s) spécialisée(s) en hépatologie (CsHep) pour prise en charge de l’hépatite B de la mère, pendant ou en dehors de la grossesse, a été recherchée par les méthodes suivantes :

recherche auprès des cabinets de gastro entérologie du secteur, auprès des consultations externes du service d’Hépatogastroentérologie du centre hospitalier, interrogation des médecins traitants, consultation du dossier de maternité et des courriers de sortie.

Suivi régulier de l’hépatite de la mère 

Nous avons arbitrairement choisi les critères suivants :
Nombre de consultation spécialisée > 1 et/ou notion d’un suivi régulier de la charge virale par le médecin traitant et/ou le spécialiste et/ou existence d’une relation associant médecin traitant / gastro-entérologue pour la prise en charge au long cours.

RÉSULTATS

1-Population de femmes enceintes AgHBs

59 grossesses chez des femmes AgHBs + ont été colligées entre 2007 et 2009 sur les 9726 accouchements des 2 établissements : 34 dans la mat1 et 25 dans la mat2. Les caractéristiques de ces patientes sont détaillées ci dessous.

2-Patientes vues pendant la grossesse

15 des 59 (25,4 %) patientes AgHBs ont eu CsHep pendant la grossesse

(9 sur 34 (26,5 %) pour Mat1 et 6 sur 25 (24 %) pour Mat2).

Ce chiffre atteint 43,75 % pour les primo-découvertes (7/16).

(5 sur 13 (38,5 %) pour Mat1 et 2/3 pour Mat2).

3-Absence de suivi

Près d’une femme sur 2 (26 sur 59 soit 44,1 %) n’a jamais eu d’avis spécialisé depuis le diagnostic jusqu’à la fin de la période d’étude (31/12/2010) soit 1 à 4 ans de recul

(16 pour Mat1 et 10 pour Mat2)

On retrouve un taux voisin pour les primo-découvertes (50%).

Un quart des patientes (15 soit 25,4 %) ont été vues par un spécialiste une seule fois (dont 4 pendant la grossesse analysée).

4-Suivi régulier

Moins d’une femme sur 3 (18 sur 59 soit 30,5 %) est suivie régulièrement

(10 femmes sur 34 pour Mat1 et 8 sur 25 pour Mat2).

5-Relation CsHep pendant la grossesse et suivi régulier

11 des 15 patientes (73,3%) bénéficiant d’une CsHep pendant la grossesse ont un suivi régulier vs 15,9 % pour celles non vues pendant la grossesse (7 sur 44). Il existe donc une différence significative dans le suivi régulier de l’hépatite selon la présence ou non de consultation hépato-gastro-entérologue pendant la grossesse (test exact de Fisher p< 10-3). Tableau 1

Ceci est exacerbé chez les primo-découvertes. Lorsqu’elles ne sont pas vues par un spécialiste pendant la grossesse elles n’ont pas de suivi régulier dans prés de 90% (tableau 2)

Relation CsHep pendant la grossesse et suivi régulier

Tableau 1 : Effectif global des femmes enceintes AgHBs

 

Tableau 2 : Primodécouvertes

LIMITES

Nous n’avons pas recherché l’existence de CsHep réalisées hors de notre secteur (nord ou sud de l’Ile). Nos chiffres peuvent donc être légèrement sous estimés pour cette raison. Nous pensons néanmoins que ces éventuelles consultations «  hors secteur » restent marginales.Nous n’avons pas recherché l’existence de CsHep réalisées hors de notre secteur (nord ou sud de l’Ile). Nos chiffres peuvent donc être légèrement sous estimés pour cette raison. Nous pensons néanmoins que ces éventuelles consultations «  hors secteur » restent marginales.

 

CONCLUSION

Alors que la grossesse est un moment privilégié pour découvrir ( ou « redécouvrir ») le portage chronique de l’Ag HBs, moins d’1/3 des femmes diagnostiquées ont un suivi régulier de leur hépatite et près de 50% ne sont jamais vues par un spécialiste en Hépato-gastro-entérologie.

Seulement 25 % des femmes enceintes AgHBs + de notre région sont vues en consultation hépatologique spécialisée pendant leur grossesse. Ces femmes ont plus souvent un suivi régulier de leur hépatite que celles non vues pendant la grossesse.

Il faut sensibiliser les acteurs de la périnatalité pour qu’ils pensent à favoriser la prise en charge spécialisée de l’hépatite chez la mère Ag HBs+.

L’HEPATITE C à L’ILE de la REUNION :
Une pathologie importée dans trois quart des cas et des profils de patients différents selon leur origine géographique

Étude menée par :L.CUISSARD, H. THURIEAU, H. AUDIN-MAMLOUK, G.BELON, C. FRANCOIS, J.M. HINCKY, A. MILON
Lieu : CENTRE HOSPITALIER GABRIEL MARTIN, 97460 SAINT PAUL, LA RÉUNION 

Conflits d'intéret : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction

La population de la Réunion, ile française de l’ Océan Indien, est très diversifiée avec notamment : les natifs de l’ile (RUN), des personnes nées en France métropolitaine (MET) et d’autres nées dans les iles voisines de l’Océan indien, principalement Madagascar (MAD). Les données épidémiologiques sur l’hépatite C à la Réunion sont quasiment inexistantes. La séroprévalence est estimée à 0,14 % sur la base d‘un des seuls travaux disponibles publié en 1999(1).

But

Décrire la population de patients contaminés par le VHC (VHC+) dans le territoire Ouest de la Réunion

Matériel et Méthodes

Tous les dossiers des patients ayant une sérologie VHC positive pris en charge dans les cabinets ou services d’Hépato-gastro-entérologie du secteur avant 2010 ont été colligés et revus rétrospectivement.

Résultats

245 patients VHC+ ont été colligés, 130 Hommes (53,1%) pour 115 Femmes, d’âge moyen 51 ans. Le lieu de naissance est rapporté dans le tableau ci dessous (1 donnée manquante : n= 244). Les patients RUN et MAD étaient surtout des Femmes (67,2 % et 66,7%) au contraire des patients MET (67 % d’Hô).

Le mode de contamination prédominant était très différent selon ces groupes

Toxicomanie pour le groupe MET (66 ,7 % vs 3,3 % pour RUN et 3 % pour MAD), Transfusion pour le groupe RUN (49,2 % vs 19,4% pour MET et 33,3 % pour MAD) et « autre » (chirurgie, tatouage, piercing, acupuncture, soins dentaires, endoscopie, hémodialyse, contact familial, incarcération…) pour MAD (51,5 % vs 14,8 % pour RUN et 9,3 % pour MET) faisant évoquer une forte proportion de iatrogénie. Le lieu de contamination était le lieu de naissance dans 92 % (MET), 74,4 % (RUN) et 81,5 % (MAD) des cas.

 


MET


RUN


MAD


AUT


% dans pop. VHC+(n=244)


52,9 % ( n= 129)


25 % ( n=61)


13,5 % (n=33)


8,6 % (n= 21)


% dans pop. Générale Réunion(2)


10 %


85 %


2,3 %


5,7 %


Mode contamination principal


Toxicomanie ( 66,7%)


Transfusion(49,2 %)


Autre ( 51,5 %)

 

 

Conclusion

La population VHC+ dans l’ouest de la Réunion est composée à 75 % de patients nés hors de la Réunion, contaminés le plus souvent avant leur arrivée. Ces données pourraient inciter à considérer avec plus de prudence le taux de séroprévalence généralement admis déterminé sur une population jeune essentiellement d’origine réunionnaise.

(1)A.MICHAULT et al , Bull Soc Pathol exot, 2000,93,1,34-40;

(2)INSEE, Economie de la Réunion N° 136

 

INTRODUCTION ET BUT DU TRAVAIL

Il existe très peu de données épidémiologiques sur l’hépatite C à l’Ile de la Réunion. Un des seuls travaux réalisés a étudié la séroprévalence, retrouvée à 0,14 % (1).La prise en charge quotidienne des patients met en évidence des profils de patients très variables. Leurs caractéristiques n’ont cependant jamais été décrites.

Le but de ce travail est de :

1. décrire les caractéristiques épidémiologiques des patients VHC + pris en charge dans le territoire Ouest de l’Ile de la Réunion jusqu’en 2010.

2. étudier le moment du diagnostic de l’hépatite et son évolution avec le temps.
 

Contexte Géographique

L’île de la Réunion, dans la zone Sud Ouest de l’Océan Indien (OI) est à proximité de Madagascar (MAD), l’Ile Maurice, l’archipel des Comores.

A la Réunion trois territoires de santé « de niveau 1 »  ont été définis par le SROS III. Le territoire ouest (22 % de la population de l’île en 2007)(schéma) est le siège de notre étude

Au sein du territoire Ouest, l’offre de soins en hépato-gastro-entérologie repose sur : Un service de médecine à orientation gastro entérologie au sein du Centre Hospitalier Gabriel Martin (CHGM) de Saint Paul et 2 gastro entérologues libéraux au Port et à Saint Paul, rattachés à une clinique privée au Port (CJA). On peut y rattacher une clinique d’ addictologie sur la commune de Saint PAUL.
 

Population

Au sein de la population réunionnaise on peut schématiquement observer  :

La population native de l’Ile (RUN) d’origines très variées selon l’histoire du peuplement de l’Ile (africaine, métis, population blanche réunionnaise, population d’origine Indienne, Chinois  originaires de Canton, Indo-musulmans …). Les natifs de la zone OI : Mayotte et les Comores, Madagascar (MAD) et enfin la population née en France métropolitaine (MET)

La population réunionnaise était de 833 000 habitants au dernier recensement de l’INSEE en 2009. La population du territoire Ouest est de 177 000 habitants.

 

MÉTHODE

Il s’agit d’une étude rétrospective concernant les patients vus en consultation spécialisée d’hépato-gastro-entérologie et/ou en hospitalisation dans le territoire Ouest de la Réunion avant le 31/12/2010 pour une hépatite C.

Le critère d’inclusion était la présence d’une sérologie positive pour l’hépatite C .

Les dossiers ont été retrouvés dans le service de médecine à orientation hépato-gastro-entérologie du CHGM et dans les deux cabinets d’hépato-gastroentérologie libérale du secteur. Dans un de ces cabinets , les cas d’hépatite C avaient été colligés de manière prospective.

Pour une meilleure exhaustivité du recueil ont également été utilisées : Interrogatoire du PMSI du CHGM et du centre d’addictologie, du laboratoire de biologie du CHGM et de celui rattaché à la CJA.

Pour chaque patient , un questionnaire a permis de recueillir :

  • les caractéristiques socio-démographiques (sexe ,âge, lieu de naissance ),
  • les circonstances présumées  de la contamination.
  • les modes de contamination 

Nous avons recherché les facteurs de risque habituels de contamination :

1 ) Antécédents de transfusion avant 1992,

2 ) antécédents de toxicomanie intra-veineuse ou nasale même unique,

3 ) facteurs de risques nosocomiaux (chirurgie lourde, hémodialyse, endoscopies, antécédents de soins divers en pays de forte endémie et de niveau d’hygiène réputée insuffisante (injections intramusculaires , soins dentaires , circoncision dans des pays « à risque  »..), acupuncture , mésothérapie, situations ou comportements à risque ( antécédents de tatouage, piercing, incarcération, contexte de transmission intra-familiale ou sexuelle possibles).

  •   La date et le lieu présumés de la contamination.
  •   La date de découverte de l’ hépatite C
  •   Le génotype du VHC.

Les questionnaires ont été complétés par l’étude du dossier médical et si besoin lorsque cela a été possible par l’interrogatoire du patient et/ou du médecin traitant et/ou des gastroentérologues en charge du patient. Les tests statistiques utilisés sont le test du Chi 2 et de Mann et Whitney avec seuil de significativité, p,fixé à 5%.

 

RÉSULTATS 1

245 dossiers de patients ayant une sérologie positive pour l’hépatite C ont pu être retrouvés

Lieu de naissance

Il a pu être retrouvé chez 244 patients  sur 245 soit 99,6% :

  • 129 patients sont nés en France Métropolitaine soit 52,9%. Ce groupe de patients sera désigné (MET)

  • 102 patients sont nés dans la zone OI soit 41,8% répartis de la manière suivante :
  • 61 patients nés à la Réunion (RUN)  soit 25% du total.
  • 33 patients nés à Madagascar (MAD) soit 13,5% du total.
  • 5 patients nés aux Comores et 3 patients à l’île Maurice.
  • Pour les 13 patients restants (5,3%), le lieu de naissance, extrêmement variable, ne sera pas détaillé.

 


MET (129)


RUN (61)


MAD (33)


AUT (21)


 Population VHC+(n=244)


52,9 %


25 %


13,5 %


8,6 %


Population globale de La Réunion(2)


10 %


82 %


2,3 %


5,7 %

 

Sexe

Dans la population globale 130 hommes ( 53,1% ) et 115  femmes (46,9%), soit un sex-ratio H/F de 1,13.

Dans le groupe MET on retrouve 87 Hommes sur 129 (67,44%) soit un sex-ratio H/F de 2,07.

Chez les patients de la zone OI, on retrouve à l’inverse , une prédominance féminine :

  • 41 femmes sur 61 dans le groupe RUN (67,2 %)

  • 22 sur 33 dans le groupe MAD (66,6 %)

soit un sexe ratio Homme/femme de 0,5 dans ces 2 groupes

 

RÉSULTATS 2

Age

L’âge moyen des patients est de 51,2 +/- 11,5 ans sans différence significative entre les H ( 51 +/- 10) et les F (51 +/-13). Les patients RUN sont plus âgés (55,1 +/- 15) que les patients MET (49,5 +/- 9,5) et MAD ( 49,5 +/- 15)(p=0,04). 113 des 129 patients MET ont entre 40 et 59 ans (87,6 %) sans différence significative entre les H et les F. En 1999, date de l’étude (1), 86 % de nos patients VHC avaient + de 30 ans alors que dans la population de femmes enceintes réunionnaises 75 % sont âgées de moins de 30 ans.

 

Année du diagnostic

L’année du diagnostic de l’infection par le VHC a pu être retrouvée chez 238 patients sur 245 soit 97,1%.

Le diagnostic a été fait :

  • Dans 99 cas / 238 (41,6 %) avant le 31/12/1999.
  • Dans 88 cas (37 %) entre le 01/01/2000 et le 31/12/2005.
  • Dans  51 cas / 238 (21,4%) après le 1er Janvier 2006.

Figure 5 :Nombre de patients en fonction de la période du diagnostic.

 

Génotype

Il a pu être retrouvé chez 172 patients / 245. Le génotype I est prédominant dans les 3 groupes ( respectivement 44,5 %, 48,9 % et 65 % pour MET, RUN et MAD).

La différence principale réside dans la distribution des génotypes 2 ( 3,3 % pour MET vs 37,8% et 30 % pour RUN et MAD) et 3 (41,1 % pour MET vs 8,9 % et 0 % pour RUN et MAD) (p<0,0001 pour MET vs RUN et MAD, p=0,48 NS pour RUN vs MAD))

 

RÉSULTATS 3 :Contamination

Mode de Contamination 

Aucun facteur de risque n’a été retrouvé chez 41 patients soit 16,7 % de cas avec contamination indéterminée (11,6 %, 32,8 % et 15,2 % pour les groupes MET,RUN et MAD).

Un antécédent de toxicomanie est retrouvé chez 98/245 patients ( 40 %), de transfusion dans 72/245 cas (29,4 %), avec des différences très significatives entre les 3 groupes (p<0,0001)(tableau).
 

•: Autre : Chirurgie lourde ,hémodialyse, endoscopie ,situations à risqué(tatouage , piercing,, professionnels de santé , incarcération, transmission intra-familiale non sexuelle, transmission sexuelle en l’absence de toxicomanie ou de transfusion.
 

Lieu de contamination 

Il a pu être déterminé dans 183 cas. Dans 92 % des cas pour MET, 74,4 % pour RUN et 81,5 % pour MAD  le lieu de contamination était le lieu de naissance.

 

Année de contamination

153 des 175 patients (87 %) pour lesquels la date de contamination a pu être retrouvée se sont contaminés avant 1990. On ne retrouve que 22 patients / 175 contaminés après 1991 ( 12,6 %) et 1 seul ( 0,6 %) contaminé après 2001.
 

 

Période de la contamination (nb de patients)(n=175)

 

CONCLUSION

¾ des cas d’hépatite C pris en charge dans notre région avant 2010 sont des cas importés. Parmi eux plus de 50 % ont été observés chez des patients nés en France métropolitaine
De ce fait, les antécédents de toxicomanie sont la première cause (40 %) des cas d’hépatite C observés dans notre étude ce qui est paradoxal dans une ile ou la toxicomanie, qu’elle soit IV ou nasale, reste quasiment absente.

Il n’existe pas de cas de contamination récente ( 99,4 % contaminés avant 2000 )
Le nombre de cas diagnostiqués diminue progressivement avec le temps. Un effort d’information doit être maintenu au vu de ces résultats.
Nos résultats pourraient inciter à considérer avec plus de prudence le taux de séroprévalence (0,14 %) généralement admis. En effet ce taux a été déterminé sur une population de femmes enceintes, jeunes et essentiellement réunionnaises

L’HEPATITE B à L’ILE de la REUNION : 
Des spécificités épidémiologiques à connaître

Étude menée par :C. FRANCOIS, M. LEMIERE, H. AUDIN-MAMLOUK, G. BELON, C. ROUSSIN, A. MILON, L. CUISSARD,
Lieu : CENTRE HOSPITALIER GABRIEL MARTIN, 97460 SAINT PAUL, LA RÉUNION 
Conflits d'intéret : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction 

il n’existe pratiquement pas de données sur le profil épidémiologique des  porteurs de l’hépatite B à l’Ile de la Réunion, en dehors d’études anciennes de séroprévalence rapportant un chiffre proche de la France métropolitaine (0,7%.). Il n’existait pas de centre réunionnais dans l’étude sur les patientsAgHBspris en charge dans les pôles de référence, publiée en 2010(*).

But du travail

Décrire les patients porteurs chroniques de l’AgHBs(AgHBs+) dans le territoire Ouest de la Réunion. Comparer ces résultats à ceux des pôles de référence.

Matériel et Méthodes

Tous les patientsAgHBs+ vus à la principale consultation d’hépatologie du secteur entre Janvier 2009 et Décembre 2012, ont été inclus prospectivement, permettant un recueil exhaustif des données suivantes : sexe, âge, lieu de naissance, mode de contamination, existence d’une histoire familiale d’hépatite, circonstances de découverte, statutHBe.

Résultats 

173 patients ont été inclus : 98 femmes (56.6%) pour 75 hommes. L’âge moyen des hommes était de 44.3 ans [41.2 ; 47.5], significativement plus élevé (p=0.01, test de Student) que celui des femmes à 37.7 ans [35.2 ; 40.1]. Le lieu de naissance était la Réunion (49%), la zone océan Indien (OI) (=Mayotte, Comores, Madagascar, Maurice) (33%), la France métropolitaine (9%) alors que les natifs de ces régions représentaient respectivement 85%, 4% et 9% de la population réunionnaise globale en 2006. Ainsi environ 4 patients sur 10 étaient natifs de pays de moyenne ou forte endémie (ZOI 33% + autres pays 9%) alors que ces patients représentent 8 cas sur 10 en Métropole. La circonstance de découverte de l’AgHBs, différente entre les Hô et les Fê (p<10-3, Fisher's exact test) était une découverte fortuite chez 54% des patients (67 % chez les femmes dont 48 % liée au dépistage de la grossesse vs 37 % chez les Hô), un dépistage sur présence de facteurs de risque (28 %) ou pour démarche diagnostique (17%) (31 % pour les Hô vs 6 % pour les Fê). Il existait une histoire familiale de VHB chez 46.8% des patients, encore plus fréquemment chez les natifs de la RUN (51,7 %) que chez les natifs de la ZOI (38,9%). Une consommation quotidienne d’alcool était notée chez 18.5% des patients (n=32 dont 84% d’Hô), le plus souvent modérée et « à risque » selon les critères OMS chez 3 femmes et 3 hommes. 4 patients étaient diabétiques (2,3%). L’IMC a pu être calculé chez 140 patients et était de 25 kg/m2 [24.2 ; 25.8]. 45.7% des patients avaient un excès de poids. Le résultat des sérologies VIH (aucune positivité) et VHC (2 patients positifs) a été retrouvé respectivement pour 90 et 122 patients. 84% de nos patients étaient Ag HBe négatifs.

Conclusion 

1) Il existe une prédominance féminine inhabituelle chez les patients AgHBs+ à la Réunion.

2) 1/3 des cas sont observés chez des natifs de la zone OI (Mayotte, Comores, Madagascar). Il faut sensibiliser les médecins au dépistage chez ces patients. 3) Les cas observés chez les natifs de la Réunion sont prédominants (environ 50 %)

3) Une histoire familiale d’hépatite est retrouvée 1 fois/2, en particulier chez les natifs de l’Ile (51,7%), en faveur d’un rôle important des contaminations verticales , néo ou péri natales ce qui est relativement inhabituel pour une zone de faible endémie. Il faut insister auprès des médecins sur la recherche de ces cas familiaux

INTRODUCTION

Il n’existe pas de données épidémiologiques décrivant les porteurs de l’AgHBs à la Réunion, île française de la zone Océan Indien (ZOI) située à proximité de Madagascar (MAD), des Comores (COM), de Mayotte et de l’île Maurice. Le but de notre travail était de le faire chez les patients du territoire Ouest de la Réunion.

 

 

POPULATION ET MÉTHODES

Etude descriptive, observationnelle et monocentrique.

Tous les patients porteurs de l’AgHBs, vus à la principale consultation d’hépato-gastro-entérologie du secteur (Territoire ouest de la Réunion, SROS) de janvier 2009 à décembre 2012, ont été inclus prospectivement.

Pour chaque patient ont été recueillis :

  • sexe, âge, lieu de naissance
  • histoire familiale d’hépatite B : nous avons interrogé nos patients sur la présence de porteurs du VHB dans leur entourage familial, déjà connus au moment de la primo-découverte de leur propre maladie, définis « cas antérieurs » (ANT) ou retrouvés secondairement (suite au dépistage familial proposé à nos patients) et définis comme « cas ultérieurs » (ULT)
  • présence de co-morbidités (consommation d’alcool, diabète, co-infections VIH et VHC et surcharge pondérale (IMC)).
  • circonstances de découverte réparties en 4 groupes (conformément à la littérature)
  • Fortuit : bilan systématique (grossesse, FIV, préopératoire, prêt bancaire), bilan pré-transfusionnel, don du sang,
  • Facteurs de risques (FDR) : patients nés ou ayant séjourné dans un pays d’endémicité forte ou intermédiaire, bilan d’IST, usagers de drogues, hémodialysés, transfusés, cas familiaux,
  • Démarche diagnostique (DDiag.) : signes cliniques, augmentation des transaminases, cirrhose, CHC
  • Autres : autres circonstances.
  • Données relatives à l’hépatite : statut Ag/Ac Hbe.

RÉSULTATS

 

Notre étude (effectif total N = 173 patients)-(100%)

Centre de référence  BEH 2010-2011 (*)

 

Sexe

Hommes 75/173 (43,4%)
Femmes 98/173 (56,6%)
Sex ratio H/F : 0,77

Hommes 63%
Femmes 37 %
Sex ratio H/F 1,7

 

Age moyen

Global : 40,5 ans
Hommes : 44,3ans (41.2-47.5)
Femmes : 37,7 ans(35.2-40.1)


Hommes 36 ans (29-46)
Femmes 31 ans (26-45)

 

Endémicité du lieu de naissance

Faible  : 101/173 (58%)
Moyenne : 24/173 (14%)
Forte : 48/173 (28%)

Faible : 17%
Moyenne : 26%
Forte : 57 %

 

Histoire familiale

81/173 patients (46,8%)dont
Cas ANT : 54/173 (31,2%)
Cas ULT : 36/173 (20,8%)
Cas ANT et ULT : 9/173 (5,2 %)

 

 

Circonstance de découverte

Fortuite : 94/173 (54%)
FDR : 48/173 (28%)
DDiag. : 29/173 (17%)
Autres  : 2/173 (1%)

Fortuite : 61 %
F. De Risque : 21 %
DDiag : 15 %
Autre : 3%

Statut HBe

Ag HBe - : 134/160 (84%)
Ag HBe + : 26/160 ( 16 %)

Ag HBe - : 89 %
Ag HBe + : 11 %

 

 

Comorbidités

OH excessif (OMS) : 6/173 (3,5 %)
Diabète : 4/173 (2%)
Séro VIH + : 0/90 (**)
Séro VHC + : 2/122 (1,6 %)
IMC > 25 :   /173 ( 45,7 %)

 

OH excessif : 7 à 13%
VIH + : 3%
VHC + : 4%

(*) : LARSEN et coll, BEHWeb n°1, 17/5/10 et RAHIB et coll, BEHWeb n°1, 25/5/2011
(**) :  pas de centre de prise en charge de patients VIH dans notre secteur

COMMENTAIRES

Prédominance féminine :

Différente des données de la littérature et des centres de référence en métropole. Hypothèses :  diagnostic insuffisant de l’hépatite B à la Réunion, de façon générale partiellement corrigé chez les femmes par le dépistage obligatoire de l’AgHBs pendant la grossesse (48% de nos patientes dépistées à cette occasion), d’autant plus que la fécondité à la Réunion reste supérieure à celle de la France métropolitaine (2.38 vs 2.01) et que le dépistage y est bien fait. De plus, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à la Réunion et particulièrement dans la population immigrée : six immigrées sur dix sont des femmes (**). Nous retrouvons exactement cette proportion dans notre population.

Lieu de naissance de nos patients/population générale :

Lieu de naissance

RUN

MET

ZOI

Autre

% dans notre cohorte (n=173)

49% (n= 85)

9% (n=16)

34% (n=59)

8% (n=13)

% dans population réunionnaise globale (**)

85 %

10 %

4%

1%

ZOI : Madagascar, Mayotte, Comores
(**) : Insee, La Réunion, Mai 2010, 136, 12-19

Circonstances de découverte différentes selon le sexe :

Fortuite : 67% pour les femmes (dont 48% dépistage de la grossesse) vs 37% pour les hommes (p=0,01).

DDiag : 6% femmes vs 31% hommes (p=0,01).

FDR : 26% femmes vs 31% hommes.

CONCLUSION

1) Il existe une prédominance féminine inhabituelle chez les porteurs chroniques de l’AgHBsdans l’Ouest de la Réunion

2) 1/3 des cas sont observés chez des natifs de la zone OI (Mayotte, Comores, Madagascar) qui ne représentent que 4% de la population générale. Il faut sensibiliser les médecins au dépistage chez ces patients.

3) Les cas observés chez les natifs de la Réunion sont prédominants (environ 50%)

4) Une histoire familiale d’hépatite est retrouvée 1 fois sur 2, en particulier chez les natifs de l’Ile (51,7%), en faveur d’un rôle important des contaminations verticales, néo ou péri natales ce qui est relativement inhabituel pour une zone de faible endémie. Il faut insister auprès des médecins sur la recherche de ces cas familiaux.

TRAITEMENT DE L’HÉPATITE C PAR LES NOUVEAUX ANTIVIRAUX D’ACTION DIRECTE (AAD) : 
Déroulement et résultats des traitements dans la vraie vie à l’Ile de la Réunion

Étude menée par : L.CUISSARD(1), G.WARTEL(2), M.ANGELE(3), H.CHAYE(4), F.DAVID(5), G.PELLET(1), H.AUDIN-MAMLOUK(1) P.P.GARNIER(5), O.FAVRE(5), M. LAGRANGE-XELOT(2), S. KWIATEK(6), G.CAMUSET(7), A.BORGHERINI(7), D.ROUGIER(8), G.LEROUX(9), G.BELON(1)
Lieu : CENTRE HOSPITALIER GABRIEL MARTIN, 97460 SAINT PAUL, LA RÉUNION 
Conflits d'intéret : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction

Il existe très peu de données sur le traitement de l’hépatite C à la Réunion. Un seul travail antérieur avait montré que, dans l’Ouest de l’Ile, 42 % des patients porteurs du VHC avaient été traités avant l’arrivée des AAD, mais la proportion de patients guéris n’avait pas été isolée. L’objectif du travail actuel était d’évaluer le déroulement et les résultats des traitements comportant un ou plusieurs des nouveaux AAD chez les patients réunionnais et de les comparer aux recommandations et aux données de la littérature.

Méthodes

Etude multicentrique rétrospective : Tous les patients traités pour hépatite C avec au moins un des nouveaux AAD (Sofosbuvir (SOF), Daclatasvir(DAC), Simeprevir (SIM), Sofosbuvir + Ledipasvir (HAR), Paritaprevir-ombitasvir (2D) +/- Dasabuvir (3D)), traités entre début 2014 et le 15 avril 2015 ont été inclus. Les données ont été recueillies de façon anonyme auprès des hépato-gastro-entérologues et infectiologues, privés ou hospitaliers, prenant en charge les patients et l’exhaustivité a été vérifiée par comparaison au nombre de traitements délivrés par les pharmacies des établissements de soins suivants : CHU Nord à Saint Denis, CHU Sud à St Pierre, groupe hospitalier Est à St Benoit et CH Gabriel Martin (CHGM) pour l’Ouest à St Paul.

Résultats

133 Patients (87 hommes d’âge moyen 57 ans (+/- 8) et 46 femmes d’âge moyen 60 ans (+/- 10)) ont été traités au CHU Nord (n=38), au CHU Sud (n=49), au CHGM dans l’Ouest (n=39) ou dans l’Est (n=9). Le traitement a été débuté en 2014 (106 patients) ou en 2015 (n=27). Les patients pré-traités (environ 1 patient sur 2) avaient reçu dans 25 % des cas une trithérapie avec IP. La répartition des génotypes était : 63 % de G1 (sous type non précisé = 14%, 1a = 40%, 1b = 46 % des cas), 10 % de G2, 18% de G3 et 9 % de G4. 91 % des patients ont été traités en raison d’une fibrose F3 ou F4 (58 % de F4) et 9 % pour manifestations extra hépatiques, co-infection ou récidive post transplantation. Pour les génotypes 1, les schémas utilisés étaient surtout SOF-SIM et SOF-DAC en 2014 (15 % de schémas SOF-PR/R), alors que HAR était utilisé pour 90% des traitements débutés en 2015. Pour le G2, tous les patients ont été traités par SOF- Ribavirine(RBV). Pour les G3, l’association SOF-DAC était la plus utilisée. Au moment de la rédaction de ce résumé, la RVS 12, disponible pour 51 patients, était obtenue pour 46 (90,2 %). Pour les 5 patients sans RVS 12 : 4 avaient eu un traitement incomplet (2 arrêts pour EI dont un lié à l’IF et 1 pour non observance, 1 décès précoce de complication de cirrhose) et le dernier une rechute après un schéma SOF-RBV pour cirrhose Child B-G1. Aucun des 4 patients vivants sans RVS12 n’avait eu de traitement par antiNS3/4 ou anti NS5a. Les données complémentaires sur la RVS 12 seront disponibles prochainement.

Conclusion

Le traitement de l’hépatite C par les nouveaux AAD à l’Ile de la Réunion est fait, de façon multicentrique, dans le respect des recommandations, montre un taux préliminaire de RVS12 supérieur à 90%. Il semble apparaître une modification des schémas thérapeutiques entre 2014 et 2015 pour le génotype 1. Les échecs ont été liés 4 fois/5 à des traitements incomplets et ne devraient pas poser de problème pour le retraitement.

OBJECTIF DU TRAVAIL

Evaluer le déroulement et les résultats des traitements comportant un ou plusieurs des nouveaux AAD chez les patients réunionnais et les comparer aux recommandations et aux données de la littérature.

METHODES

Etude multicentrique rétrospective : Tous les patients traités pour hépatite C avec au moins un des nouveaux AAD (Sofosbuvir (SOF), Daclatasvir(DAC), Simeprevir (SIM), Sofosbuvir + Ledipasvir (HAR), Paritaprevir-ombitasvir (2D) +/- Dasabuvir (3D)) entre début 2014 et le 15 avril 2015 ont été inclus.

Les données ont été recueillies auprès des hépato-gastro-entérologues, infectiologues, privés ou hospitaliers, prenant en charge les patients et auprès des pharmaciens des centres hospitaliers.

L’exhaustivité a été vérifiée par comparaison aux traitements délivrés par les pharmacies des établissements de soins suivants : CHU Nord à Saint Denis, CHU Sud à St Pierre, groupe hospitalier Est à St Benoit et CH Gabriel Martin (CHGM) pour l’Ouest à St Paul.

RESULTATS(*)

132 Patients ont été traités :

35 au CHU Nord

39 au CHGM Saint Paul

49 au CHU Sud 9 au GHER

 

 

 

 

 

 

 


Fig 1 :Nombre de patients traités/centre

 

Tab 1 : Caractéristiques des patients traités / Co-morbidités

Sexe

Femmes 35 % (46) - Hommes 65 % (86)

Age moyen

Femmes 61 ans – Hommes 58 ans

Lieu Naissance

Réunion 47 %

Métropole 38 %

Zone OI (Madagascar, Comores) 8%

Autre 7 %

Comorbidités

BMI < 25 kg/m2 : 60 %

BMI 25 à 30 kg/m2 : 27 %

BMI > 30 kg/m2 : 13 %

 

Consommation excessive d’alcool : 17 %

Diabète : 28 % - HTA : 31 % - Dyslipidémie : 13 %

Co infection VIH

14 patients co infectés ( 10 %)

* Note : Différences avec les résultats du résumé liées à l’intégration de données complémentaires non disponibles au moment de la rédaction du résumé. Dans le résumé (133 Patients) : 1 patient comptabilisé 2 fois

 

Tab 2 : Génotype / Virémie pré-thérapeutique

G1

66 % (G1b 33% - G1a 23,5% - G1np 9,5%)

G2

9%

G3

15 %

G4

9 %

G5

1%

ARN

pré-ttt

< 800 000 UI : 30 %

> 800 000 UI : 70 %

 

Tab 3 : Historique des traitements

Naif

44 %

Pré-traités

56 %

Dont pré-traités trithérapie

13 % (environ ¼ des pré-traités)

 

 Tab 4 :Fibrose

F0 – F1

4%

F2

10 %

F3

33%

F4

53 %

 

Tab 5 : Motif de traitement des patients < F3 (n= 18)

Maifestations extra hepatiques

6

Co infection VIH

3

Traitement < 11/2014

9

Recidive post TH

2

 

Tab 6 : Traitements reçus pour génotype 1

Note : Pour le G2 : 100 % SOF R. Pour le G3 env. 50 % de SOF DAC et 50 % de SOF PR ou SOF R

Schema

2014

2015

Total

3D

 

2

2

HARVONI

 

14

14

SOF SIM

32

1

33

SOF DAC

14

1

15

SOF PR ou SOF R

20

 

20

Total

66

18

84

 

RVS 12

Tab 7 : RVS 12

(*) : pour 19 patients recul insuffisant par rapport à la fin du traitement, pour 12 patients donnée manquante.

OUI

92/101 = 91,1 %

NON

9/101 = 8,9 %

Non dispo

31 patients (*)

Tab 8 : Analyse des echecs

Traitement incomplet

5 patients

2 arrêts précoces pour effets secondaires, 1 pour inobservance, 2 DC précoces (ILA chez CHILD C et CHC)

Echec virologique

4 patients

1 G1a Child B SOF RIBA 12 sem

1 G1b Child B HARVONI 12 sem

1 G1b F4 SOF SIM 12 sem (NR à trithérapie antérieure)

1 G1 F4 SOF PR 12 sem(NR à trithérapie antérieure)

 

CONCLUSION

Le traitement de l’hépatite C par les nouveaux AAD à l’Ile de la Réunion :

- est fait, de façon multicentrique, dans le respect des recommandations
- montre un taux préliminaire de RVS12 supérieur à 90%
- Il existe une modification des schémas thérapeutiques entre 2014 et 2015 pour le génotype 1.
- Les échecs ont été́ liés 5 fois/9 à des traitements incomplets.

 

TRAITEMENT DE L’HÉPATITE C DANS L’OUEST DE LA RÉUNION ETAT DES LIEUX AU 30 AVRIL 2016 : 
Résultats de ce qui a déjà été fait, évaluation de ce qui reste à faire

Étude menée par :CUISSARD L. (1) ; AUDIN - MAMLOUK H. (1) ; ROUSSIN C. (1) ; BOURDIER DE BEAUREGARD M. (1) ; FRANCOIS C. (1) ; RIVA-CAMBRIN H. (2) ; MILON A. (1) ; BELON G. (1)
Lieu : (1)Hépatogastroentérologie, (2)Pharmacie, Centre Hospitalier Gabriel Martin, Saint Paul, Ile de la Réunion.
Conflit d’intérêt : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction

Les nouveaux antiviraux d’action directe (DAA) contre le VHC permettent des traitements courts, très efficaces et bien tolérés. Avec l’élargissement annoncé des indications, un traitement de l’ensemble des patients devient envisageable. Néanmoins ces traitements gardent un coût important et une évaluation des ressources nécessaires pour traiter l’hépatite C dans chaque région semble intéressante. Le nombre de patients restant à traiter dépend de la séroprévalence, du taux de diagnostic de l’infection VHC, de l’importance et des résultats des traitements réalisés antérieurement.

Objectifs

Evaluer le pourcentage de patients déjà traités pour leur hépatite C dans l’Ouest de la Réunion, le résultat des traitements réalisés et le nombre de patients diagnostiqués restant à traiter.

Patients et Méthodes

Etude rétrospective réalisée dans le territoire de santé ouest de l’ile de la Réunion : tous les dossiers des patients ayant une sérologie VHC positive vus en consultation ou en hospitalisation dans le service d’hépato-gastro-entérologie du centre hospitalier Gabriel Martin, Saint Paul de la Réunion ou par un des 2 gastroentérologues libéraux du secteur ont été colligés et inclus.

Résultats

384 patients VHC+ ont été colligés, 204 Hommes (53%) et 180 Femmes, d’âge moyen 57 ans. 245 patients avaient été vus avant le 31/12/2010 et leurs caractéristiques rapportées antérieurement (1). 139 dossiers complémentaires ont été colligés depuis cette date. L’ARN était négatif chez 44 des 384 patients (11,46 %) (20 sur 245 soit 8,16 % en 2010). Avant les DAA un traitement avait été réalisé chez 135 des 340 patients virémiques (39,7%), plus souvent chez les patients infectés par un virus de génotype 3 (37 patients/57 soit 63%)(G1 n =60/162 soit 37%, (dont 11 patients traités par trithérapie avec les inh. protéases de 1ère génération), G2 n=19 sur 43 soit 44%, G4 n=8 sur 22 soit 32%).

58,5% (78 patients sur les 135) des patients traités avant les DAA ont été guéris avec des résultats conformes à la littérature : G1 : 50 % de SVR (30 guéris/60) dont 46,93% après PEG-Riba(PR) (23/49) et 63,63%(7/11) après trithérapie. Pour les G2, G3 et G4 respectivement : 78,9%(15/19 patients), 63,8%(24/37 patients) et 32%(3 sur 8 patients) de SVR après PR. G5 : 1seul patient traité avec SVR après PR.

Devenir des patients : sur les 340 patients ARN VHC+ : 38 sont DCD (13 de cause hépatique, 19 de cause non hépatique, 6 de cause non retrouvée), 61 ont été perdus de vue, 78 patients ont été guéris avant DAA et 51 patients ont été traités par DAA avant 04/2016. 112 patients suivis sont en attente de traitement

Conclusion

40 % des patients VHC + de l’Ouest de la Réunion avaient été traités avant l’ère des DAA avec des résultats conformes à la littérature.

A ce jour environ 1/3 des patients connus ont été guéris, 1/3 sont DCD ou ont été perdus de vue et 1/3 restent à traiter.

Avec l’élargissement des indications, le traitement de tous les patients diagnostiqués pourrait être rapide avec un coût global possible à déterminer. En revanche il n’y a pas de donnée actuelle permettant d’estimer le nombre de patients non diagnostiqués à la Réunion.

 

OBJECTIF DU TRAVAIL

Evaluer le pourcentage de patients déjà traités pour leur hépatite C dans l’Ouest de la Réunion, le résultat des traitements réalisés et le nombre de patients diagnostiqués restant à traiter.

METHODES

Etude rétrospective réalisée dans le territoire de santé ouest de l’ile de la Réunion : tous les dossiers des patients ayant une sérologie VHC positive vus en consultation ou en hospitalisation dans le service d’hépato-gastro-entérologie du centre hospitalier Gabriel Martin, Saint Paul de la Réunion ou par un des 2 gastroentérologues libéraux du secteur avant le 30 avril 2016 ont été colligés et inclus.

 

RESULTATS

384 Patients ont été colligés

53 % d’hommes (âge moyen 58 ans) / 47 % de femmes âge moyen 61 ans.

245 patients avaient été colligés au 31/12/2010 et leurs caractéristiques épidémiologiques rapportées antérieurement (1).

Depuis le 01/01/2011, 139 dossiers complémentaires ont été retrouvés et colligés. Ces « nouveaux » patients sont :

-Soit des patients diagnostiqués avant 2011 mais qui n’avaient pas été vus en consultation dans nos centres auparavant ou s’ils avaient déjà été vus avaient été « oubliés » dans l ’étude de 2010 compte tenu du caractère rétrospectif du recueil.
-Soit des patients diagnostiqués pour la première fois depuis 2011.
 

Répartition par génotypes (Sur 286 patients virémiques avec génotype connu)*

G1

56,6 % (162 patients)(**)

G2

15 % (43 patients)

G3

19,9 % (57 patients)

G4

7,7 % (22 patients)

G5

0,7 % (2 patients)

(*) 44 patients avaient un ARN négatif (11,46 %). Pour 54 patients le génotype était inconnu (44 de ces patients faisaient partie des perdus de vue ou DCD)
(**) : parmi les G1 : 35% G1a  - 48% G1b – 17% G1np)
Pas de génotype 6

 

Historique et résultats des traitements avant DAA*

 

Traités avant DAA (PR ou trithérapie IP 1ère gen.)

Guéris  avant DAA (en pourcentage des patients traités)

Population globale(**)

39,7% (135/340)

57,8% (78/135)

Génotypes 1(***)

37% (60/162)

50% (30/60)

Génotypes 2

44% (19/43)

78,9% (15/19)

Génotypes 3

63% (37/57)

63,8% (24/37)

Génotypes 4

32% (8/22)

37,5% (3/8)

* En 2010, 102 patients sur 245 avaient été traités par PR (41,6%). Depuis cette date 33 patients complémentaires ont été traités par schéma à base d’interféron dont 11 patients traités par trithérapie à base de bocéprevir ou Télaprevir.

** Pour 10 patients traités par PR, génotype non retrouvé

*** Pour les 60 patients génotypes 1 traités avant DAA :

49 traités par PR : 23 sur 49 guéris ( SVR PR 46,9 %)

11 traités par trithérapie (Tela ou Boce) : 7 sur 11 guéris ( SVR trith 63,6%)

 

Devenir des patients ( sur 340 patients ARN +)

Perdus de vue(a)

61/340 patients (17,9%)

29,1 % DCD ou PV

DCD(b)

38/340 patients (11,2%)

Guéris avant DAA

78/340 patients (22,9%)

36,4 % guéris

Traités par DAA avant 04/2016(c)

51/340 patients (15%)

46/340 guéris par DAA (13,5%)

En attente de traitement DAA

112/340 patients (32,9%)

32,9% à traiter

COMMENTAIRES 

(a): Perdus de vue, patients suivis par médecin traitant mais avec refus de prise en charge de leur maladie hépatique ou problèmes sociaux ou psychiatriques empêchant leur suivi, patients repartis en métropole

(b): 13 décès de cause hépatique (9 décompensations de cirrhose terminale, 4 hépato-carcinomes). 19 décès de cause non hépatique : 6 cancers (poumons n=3, œsophage n=1, sein n=1, CCR n =1), 6 causes cardiovasculaires (coronarienne, AVC, infarctus mésentérique), 7 causes diverses (dépression, hypoglycémie sur diabète, infections). 6 décès dont la cause n’a pas été retrouvée par notre recueil.

(c): 2 patients DCD de façon précoce de décompensation (traitement de « sauvetage » sur hépatopathie évoluée 2014), 1 échec virologique, 2 arrêts précoces pour inobservance.

Références bibliographiques :
(1)L' hépatite C à l' île de la Réunion : une pathologie importée dans 3/4 des cas et des profils de patients différents selon leur origine géographique \ L. Cuissard, H. Thurieau et coll.(Saint-Paul - RÉUNION), JFHOD 2011 CA 156

CONCLUSION

40 % des patients VHC + de l’Ouest de la Réunion avaient été traités avant l’ère des DAA avec des résultats conformes à la littérature.

A ce jour environ 1/3 des patients connus ont été guéris, 1/3 sont DCD ou ont été perdus de vue et 1/3 restent à traiter.

Avec l’élargissement des indications, le traitement de tous les patients diagnostiqués pourrait être rapide avec un coût global possible à déterminer. En revanche il n’y a pas de donnée actuelle permettant d’estimer le nombre de patients non diagnostiqués à la Réunion.

 

HEPATITE C à l’Ile de la Réunion, les caractéristiques des patients dépistés récemment ont changé :
Des données importantes pour améliorer le dépistage des cas méconnus

Étude menée par :G. BELON a, T. CHANE TENGA a, H. AUDIN-MAMLOUKA a, M. DE BEAUREGARDA a, Y. BADATB b, C. FRANCOISA a, C. ROUSSINA a, AL. LE TOUXA a, A. MILONA a, L. CUISSARDA a
Lieu :  Service Hépato-gastro-entérologie CHAUVET, CHGM Saint Paul, RÉUNION ; b Clinique les Orchidées, Le Port, RÉUNION
* famille.belon@orange.fr
Conflit d’intérêt : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction

A la Réunion, territoire insulaire avec peu de nouvelles contaminations, les traitements actuels de l’hépatite C, efficaces dans près de 100 % des cas, courts et bien tolérés, permettent d’envisager une éradication de la maladie. Il faut pour cela diagnostiquer les cas méconnus. L’étude des caractéristiques des patients dépistés récemment, probablement proches de celles des patients restant à dépister, pourrait permettre de mieux cibler les campagnes et messages de dépistage à venir.

Objectifs et méthodes

Tous les dossiers des patients ayant une sérologie VHC positive, vus avant le 31/12/2016, dans un des cabinets de gastro-entérologie ou dans le service d’hépato-gastro-entérologie du centre hospitalier (St Paul) du secteur Ouest de la Réunion ont été revus rétrospectivement.

Les données suivantes ont été colligées :

  • Age,
  • sexe,
  • lieu de naissance,
  • génotype,
  • date du premier diagnostic de l’hépatite,
  • caractéristiques de la contamination.

Les caractéristiques des patients diagnostiqués pour la première fois après le 01/01/2011 (Groupe REC = récent) ont été comparées à celles des patients dont le diagnostic était plus ancien (Groupe ANC = ancien).

Résultats

412 dossiers ont été colligés. L’hépatite C avait été diagnostiquée pour la première fois après 2011 chez 79 patients (19%). Les patients du groupe REC, d’âge moyen 54 ans (+/-10) étaient des femmes dans 58 % des cas (46/79), nés dans la zone Océan indien (ZOI) dans 72 % des cas dont 48 % de natifs de la Réunion (RUN) (Autres iles de la ZOI = 24 % surtout Madagascar 19%) et en métropole (MET) dans 27 % des cas. Chez les 333 patients du groupe ANC (45 % de femmes), la répartition des lieux de naissance était différente : ZOI 39% dont 24 % de natifs de la RUN et MET dans 54 % des cas. Un antécédent de toxicomanie (TOX) était retrouvé dans 40,2 % des cas dans le groupe ANC (134 cas/333) contre seulement 17,7% des cas dans le groupe REC (14/79). Un antécédent transfusionnel (TRANSF) était retrouvé dans respectivement 22,8 % (REC) et 25,5% (ANC) des cas. L’absence de ces 2 principaux facteurs de risque de contamination était 2 fois plus fréquente dans le groupe REC (63%) que dans le groupe ANC (35,1 %).

Conclusion

Les patients VHC+ diagnostiqués après 2011 dans l’Ouest de la Réunion, sont surtout des femmes (58 %) et ont un âge moyen de 54 ans. Ils sont près de 3 fois sur 4 originaires de la zone Océan indien et près de la moitié de patients sont nés à la Réunion. Ces caractéristiques sont très différentes de celles des patients VHC+ diagnostiqués avant 2011 que nous avions d’ailleurs déjà décrits antérieurement (JFHOD 2012). Les facteurs de risque majeurs et habituels de contamination (TOX ou TRANSF) ne sont plus retrouvés que dans environ 1/3 des cas récents. Les campagnes de dépistage à venir, à la Réunion, devront tenir compte de ces données nouvelles.

OBJECTIF DU TRAVAIL et METHODES

Décrire les caractéristiques (démographie, origine, principaux modes de contamination) des patients pris en charge dans le territoire Ouest de la Réunion, ayant une sérologie VHC + diagnostiquée > 1/1/2011 et les comparer à celles des patients diagnostiqués avant cette date.

Etude rétrospective : tous les dossiers des patients ayant une sérologie VHC positive vus en consultation ou en hospitalisation dans le service d’hépato-gastro-entérologie du centre hospitalier Gabriel Martin, Saint Paul de la Réunion ou par un des 2 gastroentérologues libéraux du secteur avant le 31/12/2016 ont été colligés et inclus. Les éléments suivants ont été recueillis : Age, sexe, lieu de naissance, mode de contamination présumé, date du premier diagnostic de l’hépatite C, génotype. Statistiques réalisées avec test Chi2.

RESULTATS

412 Patients

245 patients avaient été colligés au 31/12/2010 et leurs caractéristiques rapportées antérieurement (1). Depuis le 01/01/2011, 167 dossiers complémentaires répartis ainsi :

  • 79 patients (19,2%) avec une hépatite C diagnostiquée pour la première fois après le 1/1/2011 = groupe REC (récent).

  • 88 patients diagnostiqués VHC + avant 2011 mais qui n’avaient pas été vus dans notre centre auparavant ou avaient été « oubliés » dans l ’étude de 2010 compte tenu du caractère rétrospectif du recueil.

Les caractéristiques des 79 patients du groupe REC ont été comparées à celles des 333 patients diagnostiqués avant 2011 (Groupe ANC = ancien)

 

Répartition par sexe

Prédominance masculine avant 2011 (ANC) :
  55% d’hommes (183/333).

Après 2011 (REC) prédominance féminine (46/79 soit 58% de femmes)(p =0,034).

Age moyen :
  hommes 55,7 ans(+/-7,5) et femmes 56,5 ans(+/-9,9).

 

 

 

Répartition selon le lieu de naissance

Après 2011 (REC) : 72 % (55 sur 76)(*) de natifs de la zone Océan indien (OI)

Avant 2011 : majoritairement des patients originaires de France métropolitaine (MET)(57,6%) et « seulement »  42 % originaires de OI (p<0,0001).

Tableau 3 : lieu de naissance des patients originaires de OI (MAD= Madagascar, RUN = Réunion)(**).  48% des patients du groupe REC natifs de la Réunion (RUN) contre seulement 25% dans le groupe ANC (p < 0,0001)

(*)Pour 3 patients du groupe REC, lieu de naissance dans un autre pays ni OI ni MET

(**)) Dans les 2 groupes (ANC et REC), total MAD + RUN différent de OI en raison de l’existence de patients originaires d’autres îles de l’OI (Comores, Maurice)

Mode de contamination

Avant 2011 (ANC) : antécédent de toxicomanie (TOX) chez 40,2 % des patients et  1er mode de contamination.

Après 2011, seulement 17,7 % des patients TOX (p=0,00017).

Antécédent transfusionnel (TRANSF) chez respectivement 25,5% et 22,8% des patients des groupes ANC et REC (NS p=0,61).

L’absence de ces 2 principaux modes habituels de contamination était constatée dans respectivement 35,1 % et 63,3% dans les groupes ANC et REC (p<0,0001)

COMMENTAIRES

Nous avions montré en 2011, sur 245 patients (1) que les patients pris en charge pour hépatite C étaient originaires de la France métropolitaine dans plus de 50 % des cas (alors que les métropolitains ne représentent que 10 % de la population générale à la Réunion), que les antécédents de TOX étaient  de ce fait la première cause d’hépatite C à la Réunion malgré la quasi absence de toxicomanie active sur l’Ile(1). Nos résultats actuels sur 333 patients du groupe ANC confirment ces résultats de 2011.
Les patients diagnostiqués pour la première fois après 2011 sont principalement des femmes, originaires de l’OI, et en particulier de la RUN, et sans doute sur des contaminations essentiellement iatrogènes anciennes.
Ces patients sont devenus prédominants car les »patients-types» décrits antérieurement ont majoritairement été déjà diagnostiqués avant 2011
(1)L' hépatite C à l' île de la Réunion : une pathologie importée dans 3/4 des cas et des profils de patients différents selon leur origine géographique  L. Cuissard, H. Thurieau et coll.(Saint-Paul - RÉUNION), JFHOD 2011 CA 156

CONCLUSION

Les patients VHC+ diagnostiqués après 2011 dans l’Ouest de la Réunion, sont surtout des femmes (58 %) et ont un âge moyen de 54 ans. Ils sont près de 3 fois sur 4 originaires de la zone Océan indien et près de la moitié de patients sont nés à la Réunion. Ces caractéristiques sont très différentes de celles des patients VHC+ diagnostiqués avant 2011 que nous avions d’ailleurs déjà décrits antérieurement (1). Les facteurs de risque majeurs et habituels de contamination (TOX ou TRANSF) ne sont plus retrouvés que dans environ 1/3 des cas récents. Les campagnes de dépistage à venir, à la Réunion, devront tenir compte de ces données nouvelles.

Séroprévalence de l’hépatite delta chez les porteurs chroniques de l’AgHBs dans l’Ouest de l’Ile de la Réunion

Étude menée par :L. Cuissarda,1,2, B. Roquebert3, Y. Badat2, H. Audin-Mamlouka,1, C. Françoisa1, M. de Beauregarda1, G. Belona1, M. Sinb2, M. Anelli4, A, Guérinb1, E. Gordien5
Lieu : a Service Hépato-gastro-entérologie CHAUVET, b LABM ;  1 CHGM Saint Paul, RÉUNION ; 2 Clinique les Orchidées, Le Port, RÉUNION ; 3 Laboratoire de virologie, CHU St Denis  de la Réunion ; 4 LABM REUNILAB St-Gilles de la Réunion ; 5 CNR hépatite Delta, Hôpitaux universitaires Paris Seine Saint Denis, BOBIGNY
*laurent.cuissard@gmail.com

Conflit d’intérêt : Aucun

 

RÉSUMÉ

Introduction

Le virus de l’hépatite Delta (VHD), n’infecte que les patients infectés par le virus de l’hépatite B (VHB). En effet le VHD utilise les enveloppes du VHB (AgHBs) pour la morphogenèse de ses propres virions. À notre connaissance, il n’existe aucune donnée concernant l’infection Delta sur l’Ile de la Réunion, pays de forte migration africaine, indienne et malgache au 17ème  et 19ème siècles.

Objectifs

Déterminer la séroprévalence du VHD chez les porteurs chroniques de l’AgHBs dans le territoire Ouest de l’Ile de la Réunion et décrire le profil épidémiologique, clinique et biologique des patients infectés.

Patients et Méthode

Tous les dossiers de patients ayant un AgHBs positif, vus en consultation ou en hospitalisation dans les cabinets libéraux ou dans le service d’hépato-gastro-entérologie du territoire de santé de l’Ouest de la Réunion, entre le 1er Janvier 2013 et le 1er Juin 2018 ont été colligés et analysés rétrospectivement. Les résultats de sérologie VHD (anticorps totaux anti-VHD) ont été recueillis systématiquement

Résultats

297 patients AgHBs positifs ont été considérés, comprenant 133 hommes (44,8%) d’âge moyen 51 ans (± 15,5) pour 164 femmes (55,2%) d’âge moyen 42,7 ans (± 12,4). Une sérologie de l’hépatite Delta a pu être documentée pour 198 patients (66,6%). Celle-ci était positive uniquement dans trois cas, soit 1,5 %. Aucun cas de VHD n’a été retrouvé chez des patients Réunionnais, de France métropolitaine ou de l’archipel des Comores. Les trois patients positifs étaient des hommes, âgés de 60, 53 et 44 ans, tous nés à Madagascar dans des régions différentes.

Conclusion

La séroprévalence de l’Hépatite Delta chez les porteurs de l’AgHBs dans l’Ouest de la Réunion est très faible, retrouvée à 1,5 %, tous les cas ayant été importés de Madagascar. On peut penser que nos résultats reflètent la séroprévalence globale à l’Ile de la Réunion Ce profil épidémiologique est identique à celui retrouvé dans les autres départements d’Outremer ayant eu un mode de peuplement similaire, indiquant l’absence du VHD chez les populations transbordées notamment d’Afrique entre le 17ème et 19ème siècles.

OBJECTIF DU TRAVAIL ET MÉTHODES

À notre connaissance il n’existe à ce jour aucune donnée sur l’hépatite Delta à l’Ile de la Réunion.

But du travail :

Déterminer la séroprévalence du VHD chez les porteurs chroniques de l’AgHBs dans le territoire Ouest de l’Ile de la Réunion et décrire le profil épidémiologique, clinique et biologique des patients infectés.

Patients et Méthode :

Tous les dossiers de patients ayant un AgHBs positif, vus en consultation ou en hospitalisation dans les cabinets libéraux ou danslle service d’hépato-gastro-entérologie du territoire de santé de l’Ouest de la réunion entre le 1er Janvier2013 et le 1er Juin 2018, ont été colligés et analysés rétrospectivement. Les résultats de sérologie VHD (anticorps totaux anti-VHD) ont été recueillis systématiquement.

 

 

 

 

Ile de La Réunion

RÉSULTATS

Nombre de patients AgHBs + :  297 patients AgHBs positifs ont été colligés.

Caractéristiques des patients AgHBs + : 133 hommes (44,8%) d’âge moyen 51 ans(± 15,5) pour 164 femmes (55,2%) d’âge moyen 42,7 ans(± 12,4).

 

 Séroprévalence de l’hépatite Delta

Une sérologie de l’hépatite Delta a pu être documentée pour 216(*) des 297 patients (72,7%). Elle était positive uniquement dans trois cas, soit 1,4 %.

* : Des résultats complémentaires de sérologie VHD ont été récupérés depuis la date d’envoi du résumé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Caractéristiques des patients VHD positifs

Aucun cas de VHD n’a été retrouvé chez des patients Réunionnais, de France métropolitaine ou de l’archipel des Comores.

Les trois patients positifs étaient des hommes, âgés de 60, 53 et 44 ans, tous nés à Madagascar dans des régions différentes. Aucun n’était co-infecté par le VHC ou le VIH.

 

Année Naissance

AgHBe

Fibrose Max

Traitement

Evolution

Patient 1

1974

neg

F3

Peg IF

résolution

Patient 2

1958

neg

F0F1

surveillance

 

Patient 3

1965

neg

F4

PegIF

rechute *

* En cours de retraitement PEG IF

COMMENTAIRES

  • Il s’agit a priori des premières données disponibles sur l’hépatite Delta à la Réunion.
  • L’Ouest de l’Ile de la Réunion apparaît être une zone de faible prévalence pour l’hépatite Delta, avec une séroprévalence environ 2 à 3 fois plus faible qu’en France métropolitaine, alors que la séroprévalence de l’hépatite B en est proche1.
  • Nous pouvons penser que les résultats sont peu différents dans les autres régions de l’Ile. Mais nous ne disposons pas à ce j de données pour le confirmer.
  • Tous nos patients VHD + sont originaires de Madagascar, zone de forte prévalence d’hépatite B. Pour mémoire les natifs de Madagascar représentent environ 1,5 % de la population générale de la Réunion et moins de 20 % des cas d’hépatite B1.
  • Nous retrouvons une prédominance féminine inhabituelle chez les patients porteurs de l’AgHBs, confirmant des résultats présentés antérieurement2 que nous attribuons à un dépistage insuffisant chez les hommes.

1LEMIERE M. Caractéristiques épidémiologiques des patients porteurs chroniques de l’hépatite B sur le territoire ouest de l’île de la réunion.Cohorte de 173 patients pris en charge de janvier 2009 à décembre 2012. Thèse de Médecine UFR UNIVERSITE BORDEAUX 2 , 2013 -  2FRANCOIS C. : L’hépatite B  à l’Ile de la Réunion : Des spécificités épidémiologiques à connaître,  JFHOD 2014 CA 331

CONCLUSION

La séroprévalence de l’Hépatite Delta chez les porteurs de l’AgHBs dans l’Ouest de la Réunion est très faible, retrouvée à 1,4 %, tous les cas ayant été importés de Madagascar. On peut penser que nos résultats reflètent la séroprévalence globale à l’Ile de la Réunion. Ce profil épidémiologique est identique à celui retrouvé dans les autres départements d’Outremer ayant eu un mode de peuplement similaire, indiquant l’absence du VHD chez les populations transbordées notamment d’Afrique entre le 17ème et 19ème siècles.